Activision : L’Union Européenne serait plutôt en faveur du rachat par Microsoft selon Reuters
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Rédigé par Jordan

Une nouvelle victoire en vue pour Microsoft ? Si le géant américain a déjà convaincu les organismes de régulation de plusieurs pays dans le cadre de son rachat d’Activision-Blizzard, les seuls régulateurs qui ont un véritable poids sont ceux de la Chine, des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de l’Union Européenne. Dans le cas de la Chine, l’affaire semble être bien partie, ce qui n’est pas le cas pour les Etats-Unis où la FTC s’est déjà opposée à cette acquisition. Reste alors les inconnues que sont la CMA (Royaume-Uni) et de la commission européenne, mais selon les sources de Reuters, l’Europe serait plutôt enclin à valider le rachat.
L’Europe déjà dans la poche ?
Le très sérieux site Reuters se fie à plusieurs sources différentes qui sont proches du dossier et qui affirment que la commission européenne aurait été plutôt convaincue par la défense de Microsoft formulée la semaine dernière, dans laquelle les partenariats avec Nintendo et Nvidia ont été officialisés.
Selon le site, l’Union Européenne serait même prête à valider le deal sans demander à Microsoft de scinder l’entité Activision-Blizzard. C’était l’une des requêtes de la CMA, qui explore actuellement la possibilité de vouloir retirer Call of Duty ou même le groupe entier d’Activision (voir King) de l’entreprise dirigée par Bobby Kotick (Microsoft ne rachèterait que Blizzard), pour rendre le rachat plus facilement acceptable. La commission européenne n’aurait pas besoin de ça et se contenterait de l’engagement de Microsoft a vouloir proposer les licences Activision-Blizzard aux autres acteurs du marché, sans contrepartie.
Rien n’est encore fait (on reste sur une rumeur, même si la source est sérieuse) puisque cette même commission a repoussé la date limite de son jugement au 25 avril. Il reste encore de nombreux rebondissements possibles, mais si Microsoft a l’Union Européenne dans la poche, il aura déjà fait la moitié du chemin. Restera ensuite l’autre moitié, celle qui concerne la CMA et le FTC, et qui sera probablement plus difficile. Si la CMA se range du côté de Microsoft, la FTC aura bien du mal à résister seule, tandis que si la CMA s’oppose au rachat, Microsoft se trouverait dans une situation très épineuse.
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