Activision-Microsoft : Bobby Kotick s’agace du comportement de Sony dans l’affaire du rachat
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Rédigé par Jordan

Le rachat d’Activision-Blizzard par Microsoft entre maintenant dans sa dernière ligne droite et les semaines à venir devraient nous réserver de nombreux rebondissements. Plus tôt dans la semaine, on apprenait que la CMA, le régulateur du Royaume-Uni, rendait un rapport provisoire qui avait pour but de mettre en garde Microsoft et Activision-Blizzard, avec une potentielle tentative de blocage à l’image de la FTC (régulateur américain). Vous imaginez bien que tout ceci cause des nœuds à la tête des dirigeants de Microsoft, mais aussi de ceux d’Activision-Blizzard, avec Bobby Kotick en première ligne.
Quand Kotick se fait ghoster par Sony
Cela faisait un moment que l’intéressé n’avait plus vraiment pris la parole en public, mais le tumulte provoqué par le rachat de l’entreprise qu’il dirige commence à le faire sortir de ses gonds.
Interrogé à ce sujet par Financial Times (relayé par VGC), Kotick a pointé du doigt l’attitude de Sony dans toute cette affaire, qu’il accuse de vouloir saboter le deal (sacré truisme). Personne n’avait besoin de Bobby Kotick le souligne pour s’en rendre compte, mais il va plus loin en déclarant que Sony a coupé court à toute communication, jusqu’à ne plus répondre aux appels du PDG de Activision-Blizzard :
«Soudainement, toute l’équipe de la direction de Sony a cessé de parler à quiconque chez Microsoft. Je pense que c’est tout ce que Sony essaie de faire, de saboter le rachat. L’idée que nous n’allons pas soutenir la PlayStation ou que Microsoft ne soutiendrait pas la PlayStation [en sortant Call of Duty sur la plateforme] est absurde. »
Kotick affirme aussi que si le Royaume-Uni tente de bloquer le rachat, cela ne se soldera que par une défaite. Un ton bien confiant qui sert avant tout une guerre d’image et qu’à montrer les gros muscles. Après tout, Kotick ne veut qu’une seule chose, son joli parachute doré qu’il obtiendrait si le rachat venait à se conclure. On attend maintenant la suite de la décision de la CMA, puis celle de l’Europe afin d’avoir une vision plus nette de l’avenir de ce deal.
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