C’est confirmé, Sony a payé l’exclusivité de Final Fantasy XVI sur PS5 pour évincer Xbox
Publié le :
10 commentaires
Rédigé par Quentin
Les conditions d’obtention de exclusivité PS5 pour Final Fantasy XVI ne sont pas un secret, mais il est toujours bon d’avoir une confirmation sur les dessous de l’industrie. Sony a bien sorti le chéquier pour obtenir une grosse cartouche et damer le pion à Xbox.

La guerre des exclusivités bat son plein
Lors d’une interview, Naoki Yoshida, producteur sur Final Fantasy XVI, avait révélé que l’exclusivité PS5 du titre était devenue une réalité parce que Sony avait tout simplement fait la meilleure offre pour l’obtenir. Aujourd’hui, des documents ont été dévoilés à l’occasion de la bataille juridique entre Microsoft et la FTC pour l’acquisition d’Activision Blizzard.
Il s’agit d’une copie moins expurgée du jugement du juge Corley qui indique clairement que « Sony a souvent payé des studios third-party pour exclure Xbox ou retarder la sortie sur ses consoles ». En plus du RPG de Square Enix, Ghostwire Tokyo et Deathloop ont également été mentionnés. Ces deux jeux étaient bien des exclusivités PS5 avant que Microsoft ne rachète Bethesda sachant que Starfield aurait subit le même sort (le AAA est d’ailleurs mentionné dans ces mêmes documents) si les choses étaient restées telles quelles.
In her ruling Judge Corley mentioned Final Fantasy XVI and stated that as the trial was going on it released and skipped Xbox.
She also talked about how Deathloop and Ghostwire Tokyo skipped Xbox because Sony for PlayStation exclusivity.
See below… pic.twitter.com/16x0YDLOnX
— PeterOvo (@PeterOvo5) July 19, 2023
Cela nous confirme bien que la guerre des exclusivités est au cœur des enjeux concurrentiels entre les deux constructeurs. Il ne s’agit pas de blâmer Sony qui cherche à maintenir sa première place en la matière. Cependant, les arguments avancés contre le rachat d’Activision Blizzard sonnent un peu hypocrites maintenant que nous avons cette forme de confirmation.
Les régulateurs tels que la FTC ou le CMA défendent d’abord le consommateur, tandis que les constructeurs défendent d’abord leurs intérêts. Une évidence qu’il est bon de rappeler ces temps-ci. Si vous aviez manqué le dernier épisode, sachez d’ailleurs que le feuilleton du rachat est bientôt terminé, il durera au moins jusqu’au 18 octobre, le temps de faire plier la CMA.