Donkey Kong Bananza : Premier avis sur ce nouveau jeu 3D, Switch 2 en mains
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Rédigé par Quentin
Malgré une conférence Nintendo Switch 2 plutôt riche, les véritables exclusivités de la nouvelle console se comptaient sur les doigts d’une main. Parmi elles, Donkey Kong Bananza se distingue clairement comme l’une des propositions les plus intéressantes du line-up, avec une aventure en 3D au concept original. En marge de son annonce, nous avons pu y jouer une quinzaine de minutes. Alors, ce nouvel opus est-il parti pour tout casser ?

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ToggleNintendo s’est bien creusé la tête
Beaucoup espéraient l’annonce d’un nouveau Mario 3D dans la lignée d’Odyssey, mais c’est finalement notre gorille préféré qui s’invite sur le devant de la scène pour sa première aventure en 3D depuis Donkey Kong 64. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la surprise est plutôt bonne.
La première impression qui ressort de cette démo de Donkey Kong Bananza, c’est surtout la volonté de mettre en valeur le nouveau hardware. À l’image de Mario Kart qui s’offre désormais un monde ouvert, Bananza s’impose comme une démonstration technique dans un style brut de décoffrage… mais qui fonctionne étonnamment bien.
Dans ce nouveau jeu, Donkey Kong est un mineur professionnel qui creuse avec ses poings. Trois boutons sont dédiés à cette unique compétence, permettant de creuser vers le sol, les murs ou le plafond. Le scénario reste encore flou, mais l’objectif est clair, mettre la main sur un maximum de trésors enfouis, dont évidemment des bananes à dévorer sans modération.
Ce qui frappe d’emblée, c’est la qualité technique mis en avant dans un environnement entièrement destructible. En sus, le jeu impressionne par ses décors colorés et détaillés. Cela dit, nous avons surtout exploré le premier monde, situé dans une montagne, après un tutoriel efficace. Avec le trailer dévoilé lors du direct, on a pu voir qu’il y aurait d’autres panoramas assez splendides. Dès l’introduction, une cinématique illustre le bond graphique permis par la Switch 2, avec des effets visuels nombreux et des expressions faciales nettement plus vivantes.
On note également un nouveau design de Donkey Kong, dans la continuité de celui aperçu dans le trailer de Mario Kart et inspiré du film d’animation. Un style qui peut dérouter les fans de l’ère Rare, mais qui s’intègre bien à cette ambiance cartoonesque et dynamique.
Un Donkey Kong trop casse-cou ?
Fidèle à son tempérament, Donkey Kong n’a pas la délicatesse de Mario. Le gameplay est volontairement bourrin, et il est très satisfaisant de tout détruire autour de soi. Chaque coup de « pêle-mêle » révèle des trésors ou des collectibles (comme des fossiles), qui alimentent un compteur d’or. Celui-ci diminue légèrement à chaque mort, même si l’on ignore encore à quoi il servira exactement.
Mais le gorille n’est pas qu’une brute. Il peut grimper sur la plupart des parois, alterner entre des phases de plateforme classiques et des mini-puzzles où il faut activer des interrupteurs. Côté combat, on retrouve une roulade qui sert à la fois d’esquive et d’attaque, ainsi qu’un coup spécial où Donkey Kong arrache une roche du sol pour la lancer comme projectile, notamment contre des ennemis volants. Il existe aussi des roches spéciales comme des rouges qui sont extrêmement explosives et dégage une large zone en un lancée. Là aussi, c’est très satisfaisant.
La bonne surprise, c’est que cette roche multi-usage peut aussi être utilisée comme surf improvisé, ce qui est sans doute la mécanique la plus cool du titre pour le moment. Prendre un morceau de roche permet également de creuser de larges surfaces très rapidement, au prix d’une durabilité limitée car après quelques enchaînements, elle se brise.
Un DK qui pourrait creuser sa tombe ?
Malgré nos bonnes premières impressions, une inquiétude demeure, celle d’un gameplay trop répétitif basé sur le principe de tout casser. Il faudra que Nintendo varie suffisamment les situations pour maintenir l’intérêt. Heureusement, les éléments aperçus dans le trailer, comme un passage en 2D à la Donkey Kong Country ou une séquence en chariot, laissent espérer une belle diversité de gameplay.
On note cependant quelques critiques d’ordre technique comme la maniabilité avec les Joy-Con gyroscopiques de la Switch 2 qui est perfectible. Par exemple, secouer les manettes ne permet de creuser que vers l’avant, et pas dans les autres directions. Autre souci, la carte n’est pas assez lisible, ce qui devient problématique lorsqu’on peut littéralement creuser dans tous les recoins d’un environnement. Et croyez-nous, la profondeur est un élément à ne pas négliger.
Enfin, il y a un manque de challenge qui se ressent déjà dans cette première démo. Certes, nous étions dans les tout premiers niveaux, mais pour une série qui nous a habitués à des expériences corsées (Donkey Kong Country Returns HD en tête), cela surprend un peu. Autre aide déguisée derrière un détail sympathique, Donkey Kong peut déclencher une petite danse qui révèle un chemin lumineux vers l’objectif.
Donkey Kong Bananza fait partie des titres les plus prometteurs de la line-up Switch 2, avec une direction artistique marquée, un gameplay original, et une démonstration technique convaincante. S’il parvient à varier les plaisirs et à affiner ses mécaniques, il pourrait bien s’imposer comme une valeur sûre du catalogue. Nintendo a encore du travail, mais l’essentiel est là avec un jeu qui nous donne envie de creuser plus loin.
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