Nos ressentis sur l’année 2017 : L’avis d’Albert
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Rédigé par Albert

Bon bah on y est quoi. 2018 ! Cette année sera-t-elle bonne en jeu vidéo ? Bonne question ! En attendant, 2017 était un grand cru et il est venu le temps des rires et des chants du débriefing. On va commencer – une fois n’est pas coutume – par les déceptions pour terminer sur une note positive.
Sommaire
ToggleElectronic Arts devant l’éternel
On ne va pas parler de Fifa 18 puisque PES > Fifa mais il y a des choses à dire sur la firme américaine.
Need For Speed : Payback
Need for Speed : Payback ? More like Need for Speed : Pay-tard mouillé ! J’ai abordé ce jeu avec beaucoup d’attente et la déception n’en a été que plus grande (test ici). La version PC m’a fait un peu peur par ses poursuites bien trop encadrées tandis que la version PS4 m’a fait saigner des yeux. Comment un jeu de cette qualité graphique peut-il se permettre de ne pas charger certaines textures à l’époque de Horizon : Zero Dawn ? Un mystère. Ce jeu aurait pu ressusciter une franchise souillée un peu plus à chaque nouvel opus mais il ne fait au final que singer ses prédécesseurs en leur ajoutant nombre d’erreurs qui n’étaient pourtant pas commises il y a 12 ans. Ce jeu tient bien son nom au final : Please Electronic Arts, pay back !
Mass Effect : Andromeda
Je n’ai jamais été un grand joueur de Mass Effect mais ce Andromeda a un arrière goût de menace fantôme dans son existence. Le jeu a réussi l’exploit de décevoir absolument tout le monde avant même sa sortie et s’il se rattrape quelque peu au final, on sent la délicate odeur de l’attaque des clones dans la qualité d’écriture, bien en deçà de ce à quoi Bioware avait habitué le public. Si certains ne le considèrent pas comme un mauvais jeu, je trouve personnellement criminel de sortir une telle expérience sous le nom Mass Effect. Le test de Ao Kiji vous parlera cependant mieux du jeu que je ne pourrai le faire.
Star Wars : Battlefront II
On ne va pas s’acharner non plus mais juste avec le titre, vous devriez avoir plusieurs polémiques qui reviennent en tête. Entre les lootboxes abusives, les prix des héros complètement hors de la réalité et le principe même d’une telle différence entre les versions presse et commerciale, on dirait que la firme a tenté un bug exploit et s’est pris un retour de bâton bien mérité. N’hésitez pas à regarder le test de Julien pour un avis plus objectif et complet. Electronic Arts a déçu du début à la fin de l’année et au final, quoi d’étonnant venant d’une entreprise qui s’est faite élire deux années consécutives « pire entreprise des Etats-Unis » ?
Nintendo
Vous avez cru que vous n’y passeriez pas ? La déception côté Nintendo est plutôt grande également.
Super Smash Bros for Nintendo Switch / 5
Comment ça pas de Smash Bros ? Tous les jours, la page google actualité est remplie d’articles « [nom de jeu], le smash bros like sur switch » et toujours pas d’annonce officielle ? Soyons clair : M.Fils-Aimé a presque dit explicitement qu’il y aurait un Smash quand la question lui a été posée mais… Pas d’annonce ? Pas de teaser ? Nintendo a toujours une stratégie assez silencieuse mais quand même ! Entre les Inklings, Link et Zelda de Breath of the Wild, Mario avec Cappy, Springman et Ribbon Girl (ou Helix et Twintelle), le Dovahkiin, il y a de quoi remplir le tableau des personnages ! Bien qu’il soit douloureux de prendre son mal en patience, il faut avouer qu’un nouveau Smash Bros complet avec tous les personnages que l’on adore serait assez merveilleux mais prendrait du temps à faire et optimiser pour tourner en 1080p 60fps docké et 720p 60fps en portable. Nintendo, je vous attends au tournant. Avec mon portefeuille.
Animal Crossing Switch
Pas de Animal Crossing ? Pocket Camp ? Non, je parle d’un vrai jeu. Franchement Nintendo, y a intérêt à ce que vous soyez en train de le peaufiner pour 2018 parce qu’on l’attend tous. New Leaf était génial mais ça reste un jeu de 2012 et je ne pense pas que considérer l’existence de Amiibo Festival soit vraiment une bonne idée. La Switch est sûrement la console la plus adaptée à ce jeu et il serait réellement triste de ne pas le voir arriver. Je n’ai pas grand chose à ajouter si ce n’est qu’il vaudrait mieux sortir ou au moins annoncer le jeu en 2018 pour éviter des vagues de fans en colère. Personne ne veut mettre un fan hardcore d’Animal Crossing en colère. Personne.
Les bons points
Bon ! Je vais arrêter de faire le vieux con et on va parler de ce grand cru qu’est 2017, l’année qui nous a servi trop de bons jeux pour tous leur rendre justice !
Super Mario Odyssey
Mario 64, c’est toi ? Ah non ! T’es plus beau, plus vaste, plus portable et tu fais honneur à ton ancêtre ! Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : Mario 64 n’a pas pris une ride et la qualité graphique du jeu nous rappelle uniquement à quel point il était déjà beau en 96. Ce Mario Odyssey qui célèbre en quelque sorte les 21 ans du plus grand jeu de plateforme 3D de l’histoire est une merveille de level design. Nintendo est vraiment passé maître dans cet art et sait se renouveler pour toujours offrir une meilleure expérience en utilisant des concepts introduits il y a plus de 30 ans. Un jeu d’excellente qualité qui plaira à petits et grands #PayeTaPunchline ! N’hésitez pas à lire le test d’AntoineRP dont je partage l’avis.
Horizon : Zero Dawn
Je ne vais pas m’étaler sur le jeu que je n’ai pas encore fini mais il mérite de figurer dans la liste des réussites pour plusieurs raisons : son univers que je trouve vraiment rafraîchissant et esthétiquement très réussi ; ses personnages qui, s’ils restent un peu enfermés dans des carcan scénaristiques n’en restent pas moins sympathiques. Au niveau visuel surtout, le character design des personnages sert l’ambiance et Aloy me donne l’impression d’incarner une Marchombre post-apocalyptique (si vous n’avez pas lu Le Pacte des Marchombres de feu Pierre Bottero…. Bah vous attendez quoi ? Hop hop hop on va se cultiver !). Le point principal pour lequel ce jeu mérite des éloges à mon sens, c’est ses graphismes et son optimisation. « Gna gna gna, les graphismes on s’en fout, c’est le scénario qui compte ! ». Déjà Corentin, tu vas te calmer parce que t’es le premier à ne pas jouer à des jeux retro parce qu’ils sont moches et je suis sûr que tu passes à côté de la moitié des scénarios des jeux auxquels tu joues ! Depuis un certain temps, on entend des gens dirent que les graphismes n’ont aucune importance et c’est faux : ils ont une importance mercatique très grande et ils aident grandement au plaisir de jeu en guidant le regard. Horizon : Zero Dawn mérite non pas par la beauté de ses graphismes mais par sa capacité à les afficher sur une ps4 slim. Ce jeu est une véritable claque d’optimisation dans le visage de ceux qui vendent des jeux « magnifiques », « photo réalistes » qui peinent à dépasser les 17 fps et de ceux qui vendent des jeux qui tournent mal en plus de ne pas réunir beaucoup de qualités (coucou pubg). Ce jeu aurait mérité le titre de GotY une autre année mais il fait bien pâle figure aux côtés de certains chefs-d’oeuvre. Encore une fois, je vous renvoie sur le test de notre chef panda préféré pour de plus amples informations !
NieR : Automata
Là, on s’attaque à du très très lourd. NieR : Automata c’est le jeu de niche d’un éditeur qui n’en est pas à son premier chef d’oeuvre et d’une équipe de développeurs qui n’en est pas à sa première réussite, le tout orchestré par Yoko Taro, connu pour son style non conventionnel. Je n’ai pas encore fini le jeu par manque de temps mais il fait partie de ceux dont la qualité mérite le prix de jeu de l’année 2017. Que ce soit les personnages, le scénario, le gameplay, le level design, la musique, rien n’est laissé de côté et tout est travaillé avec une justesse qui mérite des éloges et des récompenses à la pelle. Si le jeu ne conviendra pas à tout le monde par son originalité, cette dernière lui permet de s’affranchir des genres généralement établis en jonglant entre shoot ’em up, plateforme, RPG, action, TPS et j’en passe à mesure que le jeu avance. NieR : Automata c’est le jeu qui réunit trop de qualités pour toutes les énoncer mais qui risque de manquer de visibilité pour influencer le marché comme pourrait le faire un Jeu de l’Année. Un comme par exemple, je ne sais pas, peut-être…
The Legend of Zelda : Breath of the Wild
Beau nom mais pas forcément le nom approprié pour le Ocarina of Time de cette décennie.
The Legend of Zelda : Game of the Decade
Il y a toujours un seigneur dans le monde des jeux vidéo. Le dernier était toujours Skyrim à mes yeux mais l’heure de la relève est arrivée. Breath of the Wild c’est le jeu qui a dit à tout le monde « on sait pas innover chez Nintendo ? L’innovation c’est nous bande de nazes ». Peu importe les critiques que l’on pourra lui faire, c’est un grand jeu. Un jeu dont on se souviendra pour son univers, pour ses graphismes, pour son optimisation, pour sa narration, pour ses possibilités infinies surtout. Chacun aura sa propre expérience de jeu et chacun appréciera le jeu à sa manière : que ce soit en rushant Ganon en 5h ou en se perdant pendant 500h dans le royaume d’Hyrule, le jeu saura offrir à chacun ce qu’il cherche. Cependant, la qualité du jeu ne s’arrête pas là : il se permet de se faire un reflet de notre manière de jouer et de l’influencer en nous faisant réaliser nos propres contradictions : il n’y a pas de « bonne » manière de jouer, il n’y a pas de règles du jeu. Les règles de la physique par contre, parlons-en ! Les interactions avec l’environnement sont portées au maximum et chaque énigme et résoluble de multiple façon, chaque ennemi peut être détruit de multiples façons, chaque quête peut être abordée avec une approche différente : il n’y a pas de solution universelle, juste la solution que l’on veut en fonction de notre façon de jouer. On en arrivera après plusieurs centaines d’heures de jeu à essayer des choses par curiosité et se rendre compte qu’elles fonctionnent.
Si le jeu peu paraître vide au premier abord, les grandes plaines verdoyantes donnent presque un côté contemplatif à cet opus et juste marcher sans but, regarder l’ombre des nuages défiler devient partie intégrante du jeu. La difficulté du jeu et ses différentes mécaniques sont dosées à la perfection pour permettre une grande liberté et opposer une certaine résistance sans tomber dans le gimmick. Le jeu sait référencer ses pairs sans en faire des caisses et hurler au visage du joueur « T’AS VU LA REF !? ». Breath of the Wild en quelques mots c’est : de la liberté, de la justesse, de la précision, de l’expérimentation et surtout une claque monumentale. Nintendo a des acquis sur lesquels se reposer pour s’assurer une réussite mais ce Zelda était une prise de risques monumentale : la firme japonaise s’est aventurée sur des terrains qu’elle n’avait que peu explorés et a su se renouveler et ajouter une touche de folie sans toutefois perdre l’essence de Zelda, notamment grâce à ses personnages et quelques références à l’univers global de la série comme la géographie et l’onomastique du jeu. C’est un 9.5/10 sur ActuGaming et un 10/10 dans mon cœur. C’est clairement mon GotY 2017.
Mes mentions honorables et récompenses
Jeu de l’année :
1 – The Legend of Zelda : Breath of the Wild
2 – NieR : Automata
Claque visuelle :
The Legend of Zelda : Breath of the Wild
OST qui résonne dans ma tête :
The Legend of Zelda : Breath of the Wild
Claque technique :
Horizon : Zero Dawn
Jeu eSport & match de l’année :
League of Legends, Misfits vs SKTelecom T1
Prix Skyrim :
Skyrim Switch
Jeu de tir :
Splatoon 2
Claque level design :
Super Mario Odyssey
Jeux les plus attendus (2018 & après) :
Final Fantasy 7 remake
Animal Crossing Switch
Super Smash Bros Switch
TLoZelda : Skyward Sword HD (oui, oui)
Fire Emblem Switch
Pokémon Switch
Ce qu’il faut retenir
En conclusion, cette année 2017 est un buffet de mets somptueux (Zelda, NieR) et bien que certains plats soient un peu en deçà du reste (Shadow of War) voir complètement incomestibles (Mass Effect : Andromeda), c’est un buffet qui saura régaler les babines des petits, des grands, des casus, des PGM, des hardcore gamers et c’est au final tout ce qui compte.
Bonne année 2018 tout le monde, que la force soit avec vous et j’espère que l’industrie saura nous donner d’autres chefs-d’oeuvre : 2017 a prouvé que le jeu vidéo est loin d’avoir sombré dans l’enfer du call of/fifa/pubg sans âme ! (pas entièrement en tout cas !)
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