On a joué à Mario Kart World, le monde ouvert qui change tout pour la série ?
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Rédigé par Jordan
Si Nintendo espère bien vous convaincre d’acheter une Switch 2 plein pot dès sa sortie, c’est parce qu’il sait que Mario Kart World est un succès garanti. Peu importe qu’il soit affiché à 90 €, vous pouvez être certains qu’il finira par trôner en haut des charts et au pied de tous les sapins. Derrière cette fourberie, il nous tardait surtout de voir si cet épisode avait les épaules pour passer derrière l’immense Mario Kart 8 Deluxe, à qui rien ne manquait. Sauf peut-être un monde ouvert… mais était-ce vraiment nécessaire ?

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Qui voulait vraiment d’un jeu Mario Kart en monde ouvert ? Sans doute peu de gens, même si la proposition peut s’avérer sympathique. Se balader avec ses amis dans un monde où l’on retrouve des circuits interconnectés rappelle quelques autres jeux de courses, The Crew en tête. L’enrobage Mario Kart est peut-être un peu plus sympathique, ce qui ne suffit peut-être pas à rendre cette nouveauté vraiment marquante.
Dans les différents modes qui nous ont été proposés lors de notre prise en mains de la Switch 2, nous avons pu nous promener librement durant quelques instants sur la map de ce Mario Kart World. L’occasion de confirmer notre première crainte : il n’y a pas beaucoup de choses à y faire. Avouons-le, pouvoir rouler tranquillement sans limite dans un jeu Mario Kart offre ce petit goût d’inédit qui est sympathique pour n’importe quel fan de la série, même si l’on aurait sans doute préféré pouvoir faire cela avec des circuits et des tracés que l’on connaît par coeur.
Mais en dehors de ce premier sentiment de découverte, c’est l’ennui qui nous fera caler. Certes, il y a bien quelques objets à collecter ici et là dans ce monde, et le fait de pouvoir y retrouver nos amis est plaisant, mais il ne nous a fallu qu’une dizaine de minutes dans ce mode à errer sans véritable but pour nous faire piquer du nez. En réalité, il faut davantage voir ce mode comme un écran d’attente nettement plus ludique. Rechercher des adversaires en ligne peut parfois être long, et avoir la possibilité de tout de même jouer librement durant tout ce temps est un vrai plus.
Trace ta route
Ce monde ouvert a malgré un but un peu plus ambitieux que cela. Il a été construit de telle sorte à ce que les tracés se chevauchent et à ce que les routes respirent un peu mieux. On le ressent véritablement lorsque l’on commence une première course, où le nombre de participants passe à 24, chose inédite dans un Mario Kart.
Voir autant de monde sur la ligne de départ nous faisait penser que cela allait être bien trop chaotique et illisible, mais l’élargissement des voies nous laisse de la marge de manœuvre sans que l’on s’entrechoque constamment avec nos opposants. En ouvrant ses tracés, Mario Kart World laisse aussi plus de place à son environnement. Les obstacles sont plus nombreux, à l’image de cette séquence digne du Roi Lion où il nous fallait naviguer entre des zèbres au galop. L’intégration de rampes sur lesquels on peut slider façon Tony Hawk tout en effectuant des barrel rolls d’une rampe à l’autre donne encore plus de versatilité au gameplay, en plus d’un peu de verticalité.
Et là où la monotonie s’installait vite dans l’exploration libre de la map, difficile d’en dire autant pour les courses. Le fait de choisir des tracés qui vont d’un point A à un point B plutôt que des tours à répéter change véritablement la dynamique des courses et la sensation que l’on peut avoir en enchaînant les compétitions.

La Nintendo Switch 2 est en précommande, seule ou avec Mario Kart World (et les autres jeux arrivent)
Surtout dans le nouveau mode qui était accessible et qui s’apparente à une longue course de survie, où l’on enchaîne les tracés sans temps de repos mais où les quatre derniers du pelletons se font éjecter à chaque checkpoint. Rien de très neuf là-dedans, mais qu’importe : le sentiment de tension est bien là, et le fait de pouvoir recommencer des courses de ce genre sur plein de combinaisons de tracés différentes permet réellement d’offrir un sentiment de renouveau. Rajoutez ensuite à cela de nouveaux objets qu’il va falloir apprendre à connaitre, comme celui qui nous permet de changer à la volée de costume pour notre conducteur, tout en gagnant un petit boost.
The Mario Crew
Côté casting d’ailleurs, Mario Kart World semble revenir à un roster pas forcément plus resserré que Mario Kart 8 Deluxe, mais plus proche de la galaxie Mario. Exit Link ou les Inklings pour laisser place à de nombreux personnages qui gravitent autour de Mario, et même de Mario Kart tout court. Car oui, même une vache qui est à l’image de celles que l’on pouvait croiser dans d’autres jeux de la série est ici jouable. Et c’est aussi drôle que mignon.
Pour ce qui est des karts en eux-mêmes, difficile d’avoir un avis tranché pour le moment mais la démo qui était accessible nous donnait accès à des karts qui n’étaient pas aussi personnalisables que ceux du précédent épisode. Il y avait tout de même du choix, et on ignore encore si la version finale proposera un contenu plus dense.
Ce n’est qu’un court contact qui nous a été offert durant cette présentation de la Switch 2, mais il a été suffisant pour que l’on en demande plus. Le monde ouvert de Mario Kart World apparaît superficiel au premier abord, avant qu’il ne révèle son vrai intérêt une fois qu’il faut appuyer sur le champignon. Et on beau essayer de se convaincre que cela ne devrait pas suffire pour justifier l’achat de cette nouvelle console et d’être prêt à payer à tarif exorbitant pour un seul titre, mais Nintendo est sacrément doué pour nous faire douter. Sont forts.