On a pu jouer à Metroid Prime 4 Beyond sur Switch 2, l’éternelle arlésienne qui s’est trop fait attendre
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Rédigé par Jordan
Attendu de longue date sur Switch, c’est sans doute sur Switch 2 que Metroid Prime 4 Beyond se sentira vraiment à la maison. Voir Nintendo présenter une build jouable de son jeu pour la toute première fois d’abord sur Switch 2 avant la première Switch n’a donc rien de surprenant. Lors de notre essai de la console, nous avons aussi pu avoir un premier contact avec ce quatrième épisode qui se présente déjà comme un bon argument pour l’achat de cette console, quand bien même il est jouable ailleurs.

Coincé entre deux générations
Si Metroid Prime 4 Beyond sera sans doute tout à fait jouable sur la première Switch, il faut également s’attendre au syndrome Zelda: Breath of the Wild sur Wii U. Car après avoir joué au titre en 120 images par seconde grâce au mode Performances qui était disponible sur Switch 2, revenir en arrière semble demander un effort trop grand. C’est de cette manière que Metroid Prime 4 Beyond nous fera vraiment ressentir que l’attente en valait la peine… à condition de pas lui demander de bousculer les codes de la série.
C’est sûr, Metroid Prime 4 Beyond est un vrai Metroid Prime nouvelle génération, qui sait assurer le show avec une séquence d’introduction in medias res qui nous place au plein cœur d’une bataille avec des séquences qui vont sans doute faire toussoter la première Switch. Si l’on ressent le gap technique, les décors ternes peuvent quelque peu gâcher le tableau, même s’ils ne jurent pas avec le reste de la série. La démo qui nous était proposée était de toute façon centrée sur une zone militaire, bien éloignée de la jungle qui nous attend dans cet épisode et qui servira de décor principal.
Samus a le Joy-Con dans l’œil
Ce très court essai (d’une dizaine de minutes environ) nous donnait surtout l’occasion de voir si le jeu tirait bien partie de la fonctionnalité « souris » des nouveaux Joy-Con. Vous pouvez en effet choisir de jouer à Metroid Prime 4 Beyond comme vous le feriez avec n’importe quel FPS sur PC, c’est-à-dire avec une réactivité et une précision plus accrue qu’avec un joystick.
La première chose qui nous a frappé ici était la simplicité d’utilisation de cette fonctionnalité. Pas besoin de passer dans un menu et d’arrêter l’action pour choisir ce mode de contrôle ; il vous suffit simplement de poser votre Joy-Con en mode souris pour que la transition se face automatiquement. L’inverse est également vrai, de quoi apporter un confort d’utilisation considérable.
On espère tout de même avoir la possibilité de régler la sensibilité du curseur pour maximiser la précision, mais en l’état, elle reste satisfaisante. Le Joy-Con répond bien, que ce soit sur une table ou sur une surface un peu plus bancale, comme une cuisse. La présence du lock évite de toute façon de tirer n’importe où, pour celles et ceux qui seraient moins habitués à ce système (comme nous lorsqu’on joue comme des quiches).
Tout semble donc bien fonctionner, jusqu’à ce que le jeu nous demande de jongler avec les autres touches de la souris. Pour certains habitués aux MMO (par exemple), jouer avec une souris et appuyer sur des boutons sur cette même souris est un simple réflexe. Pour d’autres, c’est moins évident. Et si le Joy-Con ne possède que peu de boutons, devoir appuyer sur ces derniers dans cette position de souris semble peu ergonomique. On imagine que cela dépendra de la morphologie des mains de chacun, tout comme on imagine que ce n’est que l’affaire de deux ou trois heures de jeu avant de s’habituer à et de trouver nos marques.

La Nintendo Switch 2 est en précommande, seule ou avec Mario Kart World (et les autres jeux arrivent)
Cette dernière hypothèse est sans doute la plus vraie, puisqu’une fois devant le boss de cette démo, les différents mécanismes se mettaient en place. Celui-ci était un bon ennemi de fin de tutoriel, qui nous apprenait à bien gérer les esquives comme il se doit en projetant des vagues d’énergie, qui nous demandaient de maitriser le double saut, le dash aérien et le Morph Ball tout en visant les points faibles aux allures de grosses pustules.
Pour le reste, les codes de la saga ne changent pas et vous retrouverez ici tout ce qui a fait le charme de la première trilogie. Pas de véritable dépaysement en vue donc, au moins sur la première Switch, mais à ce stade, tout ce que l’on attendait de cet épisode était de nous permettre de retrouver Samus dans une formule déjà bien établie et appréciée. Contrat rempli, pour le moment.