Pour le PDG de Sony, les services d’abonnements pour les jeux et pour le streaming de séries ou de films sont très différents
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Rédigé par Jordan
Si Microsoft a fait du Xbox Game Pass sont arme principale pour assurer sa croissance, Sony a été prudent concernant son PlayStation Plus, qui a certes été amélioré il y a quelques mois, mais qui ne propose pas encore les mêmes services que son concurrent principal. Jim Ryan n’a cessé de répéter qu’il pensait qu’il n’était pas viable de sortir des jeux PlayStation Studios directement sur ce service, et il faut croire que son futur ex-patron était sur la même longueur d’ondes, comme il le déclare dans une interview avec Norges Bank Investment.

Une consommation différente
Kenichiro Yoshida est revenu sur la stratégie globale de Sony au cours de cet échange, en parlant aussi bien de jeux vidéo que de musique et d’autres sujets. Lorsque vient la question de la position de Sony sur les abonnements dans le jeu vidéo, le PDG du groupe déclare qu’il ne faut pas réellement comparer les services de type Netflix à ceux comme le PlayStation Plus, car ils n’ont pas le même type de consommation :
« Les gens jouent généralement à un jeu à la fois, donc un type de service avec de nombreux jeux à volonté n’est pas aussi viable que les services de streaming vidéo. »
Jouer à un jeu d’une quarantaine d’heures en comparaison à regarder plusieurs films et séries pour la même durée est en effet quelque peu différent. Il n’empêche que les avis à propos de la rentabilité de ces abonnements ne cessent de diviser au sein de l’industrie, et il faudra probablement encore attendre quelques années pour voir si les modèles d’abonnement sont amenés à évoluer ou non.
Et si Sony a une stratégie différente de celle de Microsoft, il observe malgré tout ses faits et gestes, encore plus depuis le rachat d’Activision-Blizzard. Cette interview permet aussi d’avoir le regard de Kenichiro Yoshida sur cette acquisition historique, qu’il voit d’un bon oeil :
« Une concurrence saine est nécessaire pour l’industrie afin qu’elle évolue. »
Un discours qui est évidemment différent de celui tenu lors du procès entre la FTC et Microsoft, maintenant que Sony n’a plus à s’y opposer.
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