The Witcher Saison 2 : Notre avis (sans spoil) sur la suite de la série Netflix
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Rédigé par Quentin

Alors que l’on attend la mise à jour next-gen pour The Witcher 3 pour l’année prochaine, Netflix nous fait patienter durant l’hiver avec la suite de l’adaptation en série TV. Initiée par les livres d’Andrzej Sapkowski et popularisée par les jeux de CD Projekt Red, la série parvient-elle à régaler les fans à travers une nouvelle vision de la franchise ?
Cette critique est garantie sans spoil.
Sommaire
ToggleUne saison moins décousue
Malgré la bonne réception de la première saison dans son ensemble, son découpage alambiqué en a perdu plus d’un. Rassurez-vous, cette seconde saison prend un tournant plus classique et linéaire. Elle garde un cap clair malgré une nouvelle division afin que l’on puisse se concentrer sur un ou plusieurs groupes de personnages en particulier. Même si l’on aurait aimé plus de moments annexes pour profiter au mieux de Geralt et Ciri, le développement de leur relation père/fille étant la ligne rouge de cette saison, le voyage n’en n’est pas moins prenant et esthétiquement admirable.
En effet, les effets spéciaux font bien moins « cheap » qu’auparavant (sauf certaines cascades) d’autant que ces épisodes ne sont pas avares en créatures féroces, sans oublier quelques champs de bataille, décors médiévaux, panoramas et costumes (Jaskier a enfin une tenue conforme aux livres et aux jeux) qui donnent plus de cachet et de la crédibilité.
Dès le premier épisode, la série met le « Igni » avec une première aventure digne d’une quête de The Witcher 3, avec des combats à base d’élixir, signes, et coups d’épée bien placés. Mais surtout une écriture teintée de gris qui nous met directement dans l’ambiance en plus de faire un bel appel du pied aux joueurs du sorceleur sur consoles et PC. Si vous êtes observateur, les 8 épisodes ne manquent d’ailleurs pas de clins d’oeil (certains évidents et d’autres moins) à The Witcher 3 : Wild Hunt. Des signes propres aux fans qui font plaisir et que Netflix n’hésite pas à appuyer pour nous engager d’autant plus. C’est plutôt bien joué.
Quelques longueurs et une grosse déception
On apprécie également que Netflix ait bien mis en avant son film animé, « The Witcher : Le Cauchemar du Loup », grâce aux évocations et connexions qui se remarquent assez facilement, notamment lorsque nos héros sont à Kaer Moren. Au niveau des acteurs et actrices, les palmes reviennent à Henry Cavill, qui a pleinement intégré le personnage de Geralt à l’écran, et Freya Allan qui impressionne dans son interprétation de Ciri au vu de tout ce que le personnage doit traverser durant cette saison. Certains ont été déçus par Yennefer durant la saison 1, mais cette suite marque un tournant bien goupillé dans développement du personnage sur la longueur avec de nombreuses péripéties qui nous dévoilent une Yennefer plus proche des jeux et livres que l’on a connu.
Netflix peut également se targuer d’une belle incrustation de Jaskier qui permet de donner de la légèreté dans un contexte très sombre. Il est évident qu’il aurait été difficile de se passer de quelques chansons après l’énorme succès du « Toss a coin to your Witcher ».
Néanmoins, cette deuxième saison est loin d’être parfaite. Elle accuse parfois un rythme trop mou et quelques longueurs en s’attardant trop sur certains personnages secondaires. Bien entendu, la politique à sa part dans le lore de The Witcher, mais ce n’est pas vraiment ce que l’on a envie de voir le plus dans un show fantastique de ce genre qui veut parfois faire trop de « Game of Thrones », si on peut le résumer ainsi.
Les fans trouveront également à redire sur certaines libertés prises par rapport au matériau de base. Certaines sont discutables mais compréhensibles, il s’agit d’une adaptation pour un nouveau medium après tout, mais on a tout de même beaucoup de mal avec quelques choix. On pense évidemment à Eskel, qui a droit à un traitement absolument impardonnable en plus de ne pas du tout correspondre à l’image que l’on a de lui. Sans rentrer dans les détails, Netflix prend bien plus de libertés pour cette suite, mais pour certaines choses il faudra attendre la saison 3 pour voir où tout cela nous mène. Pour ce dernier commentaire, on pense surtout à Fringilla dont l’écriture laisse à désirer malgré quelques fulgurances.
Conclusion
En définitive, la saison 2 de The Witcher est bien mieux en tout point que la première saison. Le succès de la première aura permis un gain de qualité qui se voit immédiatement, toutefois elle risque de faire grincer des dents certains lecteurs et lectrices du livre et/ou des jeux de par certains choix en matière d’écriture.
Les changements font évidemment partie des adaptations télévisées ou cinématographiques, mais il ne faudrait pas non plus que l’on s’éloigne trop de l’œuvre originale sous peine de tomber dans quelque chose d’indigeste. Netflix a bien compris que The Witcher était l’une de ses nouvelles poules aux oeufs d’or, et l’annonce de The Witcher: Blood Origin en est la preuve. D’autres bonnes séries de la compagnie ont prouvé qu’il n’était pas bon de trop tirer sur la corde.
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